Juillet 2018

17 juillet 2018 | La COCQ-SIDA à la conférence AIDS 2018

Du 23 au 27 juillet prochains se tiendra la 22e conférence internationale sur le VIH/sida à Amsterdam aux Pays-Bas – une belle délégation de la COCQ-SIDA sera sur place !

En plus d'une occasion extraordinaire de réseauter avec des chercheur·e·s, intervenant·e·s et militant·e·s de partout à travers le monde, cette conférence sera l'occasion pour la Coalition de présenter son travail et, bien sûr, de vous rapporter des nouvelles fraîches à même la source !

Ainsi, la semaine prochaine, notre site web sera mis à jour quotidiennement pour vous donner un aperçu de tout ce qui se passera à la conférence.

Surveillez donc le site web de la COCQ-SIDA à compter de lundi prochain – vous pourrez vivre AIDS 2018 presque comme si vous y étiez !


17 juillet 2018 | Entrée en vigueur d'exemptions à l'interdiction de territoire pour motifs sanitaires et "fardeau excessif"

La COCQ-SIDA salue l'adoption, par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, de la Politique d'intérêt public temporaire concernant le fardeau excessif pour les services sociaux ou de santé. L'entrée en vigueur de cette politique, le 1er juin dernier, signale la mise en place de nombreux changements en ce qui concerne l'interdiction de territoire pour motifs sanitaires et "fardeau excessif".

En vertu de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés, le "fardeau excessif" est notamment défini par un seuil de coût sur les services de santé et les services sociaux du pays. Ainsi, une personne immigrante dont le montant annuel prévisible de ses dépenses en santé – ou celles d'un·e membre de sa famille – dépasse celui de la moyenne canadienne pourrait être considérée représenter un "fardeau excessif". Jusqu'à tout récemment, ce seuil était fixé à 6604$, constituant un obstacle majeur pour plusieurs personnes vivant avec le VIH désirant immigrer au Canada.

Or, la nouvelle Politique prévoit des exemptions à ce régime, et une augmentation substantielle du seuil de coût à partir duquel une personne sera considérée représenter un "fardeau excessif". De sorte, la Politique triple le seuil de coût, qui passe de de 6604$ à 19 812$ par année. Le rehaussement de ce seuil permettra enfin à de nombreuses personnes vivant avec le VIH d’obtenir une résidence permanente au Canada, le coût de la plupart des thérapies à base d’antirétroviraux se trouvant en-dessous de ce seuil.

De plus, la nouvelle politique prévoit que ces exemptions au régime d'inadmissibilité médicale s’appliqueront aux demandes de résidence temporaires ou permanentes reçues à partir du 16 avril 2018, ou qui étaient en suspens à cette date.

Plus d'informations sur cette nouvelle Politique se trouvent ici.

En dépit de ces progrès, la COCQ-SIDA déplore toujours la décision du gouvernement de ne pas en finir avec la notion même de "fardeau excessif". À l'automne 2017, le Comité permanent de la citoyenneté et de l'immigration avait recommandé l'abrogation de cette notion au motif que celle-ci ne correspondait plus aux valeurs canadiennes de diversité et d'inclusion, conclusion à laquelle le gouvernement avait pourtant souscrit.

Ainsi, malgré les changements annoncés, de nombreuses personnes ayant de multiples problèmes de santé, y compris des personnes vivant avec le VIH, continueront d'être interdites de territoire pour des motifs sanitaires si, par exemple, le prix de leurs traitements et l’importance de leur suivi dépassent le seuil de 19 812$ par année. Il s'agit d’une pratique discriminatoire qui découle d'une notion qui doit être évacuée. 

Pour de plus amples renseignements sur le processus d’immigration au Canada et sur la notion de fardeau excessif, consultez le site VIH & Immigration: suis-je admissible ?


17 juillet 2018 | PEP, PrEP et I = I : Positions officielles de la COCQ-SIDA

En 2017, la Coalition a adopté quatre (4) positions concernant des enjeux d'importance pour notre communauté, qui sont maintenant toutes disponibles dans leur version finale :

Ces positions officielles viennent renforcer et guider nos actions. Elles vont nous permettre de parler d’une voix unifiée et, le cas échéant, de réagir rapidement sur des enjeux d'actualité.


17 juillet 2018 | Pour les hommes gais et les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes : nouveau service en Montérégie

Une nouvelle clinique offrant des services de dépistage et de prévention des ITSS vient d'ouvrir ses portes en Montérégie. Particularité intéressante ! Le nouveau SIDEP+ Montérégie-Centre s'adresse exclusivement aux hommes gais ainsi qu'aux hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes.

Les services offerts sont confidentiels et gratuits :

  • Dépistage, évaluation de symptômes, traitement et prise en charge des ITSS;
  • PPrE, PPE;
  • Problèmes liés à la sexualité ou à l'usage de drogues.

COORDONNÉES :
Clinique SIDEP+ Montérégie-Centre
Local AS-011-C
Hôpital Charles-Le Moyne
CISSS de la Montérégie-Centre

Pour un rendez-vous, veuillez appeler au 450 466-5000, poste 4352.


4 juillet 2018 | Bilan de la première Journée pancanadienne de dépistage du VIH

Doit-on encore le dire, 1 Canadien·ne sur 5 qui vit avec le VIH ne connaît pas son statut sérologique (Source : Agence de la Santé publique du Canada, 2016). Or, si ces personnes ne se font pas dépister, elles ne peuvent pas profiter des bienfaits du traitement sur leur santé ni celle de leurs partenaires.

C'est pourquoi le dépistage demeure une stratégie clé pour lutter contre l’épidémie et préparer un monde sans sida ni VIH. D'où la première Journée pancanadienne de dépistage du VIH, lancée par la Société canadienne du sida.

Le 27 juin 2018, des organismes communautaires locaux ont offert des tests de dépistage rapides dans plus de 40 sites à travers le pays. Au Québec, GAP-VIES (en collaboration avec le Centre Sida Amitié) ainsi que MIELS-Québec ont organisé des cliniques de dépistage gratuites. Bravo à leurs équipes !

Cependant, nous déplorons le fait que d'autres cliniques auraient pu avoir lieu à Sherbrooke, Granby et Cowansville si certaines barrières administratives avaient été levées. Les élu·e·s doivent comprendre que de faciliter le dépistage communautaire est une stratégie essentielle pour mettre fin à l’épidémie de VIH/sida. Démédicalisons !

Autres reportages :

Ressources :